J’ai tout pour être heureux mais je suis triste : il peut nous arriver à tous et à tout moment de notre vie de faire cet amer constat. On peut en venir à passer ses journées avec une seule pensée en tête : Pourquoi je me sens si malheureux ? Ou pire encore : Pourquoi je ne suis pas heureux alors que j’ai tout pour l’être ? … Autant de symptômes d’une crise existentielle ! Aujourd’hui, je vous donne quelques clés pour retrouver le chemin parfois tortueux du bonheur.


J'ai tout pour être heureux mais je suis triste : que faire ?

« J’ai tout pour être heureux mais je suis triste » : le symptôme d’une crise existentielle

Le sentiment d’échec dans la poursuite du bonheur est une sensation que l’on peut rencontrer à n’importe quel moment de notre vie. Il est d’autant plus douloureux quand on réalise qu’on a tout ce qu’on voulait, et que malgré cela, le constat qui nous revient tout le temps à l’esprit c’est : Je ne suis pas heureux ; je suis malheureux dans ma vie.

Pourtant, on pensait tout avoir ! La sécurité affective et financière, un accomplissement familial et professionnel, une certaine réussite dans sa vie sociale et au travail, etc.

On a coché toutes les cases que l’on pensait devoir cocher pour atteindre le bonheur :

  • Un bon travail
  • Un conjoint aimant
  • Une famille
  • Une belle maison
  • Une grande voiture
  • La possibilité de prendre des vacances
  • Etc.

Alors que l’on devrait se trouver heureux et épanoui tel un bouddha au sommet de la pyramide de Maslow, on s’aperçoit que le bonheur nous échappe : « J’ai tout pour être heureux, mais je suis triste. » (Et souvent dans ce cas, on se crée une double peine en ajoutant la culpabilité à notre sentiment d’échec.) Et nous voilà en pleine crise existentielle, avec parfois l’envie de tout envoyer balader !

« Pourquoi je ne suis pas heureux » : une définition personnelle du bonheur

La première étape dans notre réflexion devrait être celle-ci : Pour moi, le bonheur, ce serait quoi ?

Cette question, nous sommes seuls à pouvoir y répondre. Car tout dépend de notre vision du bonheur, de ce qu’on entend par « être heureux ». Et cela peut beaucoup varier en fonction des points de vue.

Voici les questions précises à se poser :

  • Qu’est-ce que ça voudrait dire pour moi, « être heureux » ?
  • Comment est-ce que je sais que je ne suis pas heureux ?
  • Qu’est-ce que je pense qu’il me faudrait pour être heureux ?
  • Comment je saurais que je suis heureux ?

Prendre le temps de répondre scrupuleusement à ces questions devrait déjà nous mettre sur la voie pour obtenir un début de réponse.

Note importante : Si vous vous sentez très malheureux la majorité du temps au point que cela entrave votre vie quotidienne ou votre travail, il est impératif de consulter un médecin pour faire un bilan. Le développement personnel n’a pas toutes les clés pour résoudre toutes les situations !

La vraie définition du bonheur

Maintenant que vous y voyez un peu plus clair dans votre définition personnelle du bonheur, voici ce qu’il en est en réalité :

Le bonheur, « être heureux », « être malheureux » … Il ne s’agit ni plus ni moins que d’émotions !

Or, les émotions sont créées par nos pensées à propos des circonstances qui nous entourent.

Ce fonctionnement est mis en lumière par le Modèle de Brooke, un outil de développement personnel particulièrement puissant dont j’ai déjà parlé sur mon blog et que j’utilise lors de mes coachings.

Ce que nous apprend ce principe, c’est que ce ne sont pas les gens, ou ce qu’on fait, ou ce qu’on a qui nous rend heureux : c’est ce que nous pensons à propos de tout cela.

Lorsqu’on cherche à comprendre les causes de son mal-être, il est utile de passer de la généralisation à la circonstance précise.

Plutôt que de se demander : « Pourquoi je me sens si malheureuse / malheureux ? »

On doit se demander : « Dans quelles circonstances précises ou face à quelle situation est-ce que je me sens malheureux ? Quelles sont les pensées qui provoquent ce sentiment de malheur ? »

Il faut concentrer son regard sur des moments précis et décrypter ses pensées à propos de ces moments :

À tel moment, dans telle circonstance, je pense que « … », et donc je ressens de l’insatisfaction ou du malheur.

Un exemple mis en évidence grâce au Modèle de Brooke :

Circonstance : Nous sommes samedi soir, je suis seul à la maison parce que personne ne m’a invité.

Pensée : « Je ne compte pour personne. » « Personne ne pense à moi. » « Je ne suis important pour personne. », etc.

Émotion : Je me sens malheureux.

Pour que cette expérience soit bénéfique, il est aussi important de remarquer les moments où l’on se sent bien et heureux, et ce que l’on pense dans ces moments précis.

Les fausses idées sur le bonheur qui nous empêchent d’être heureux

Le sentiment de ne pas être heureux est souvent entretenu par de fausses idées au sujet du bonheur. Apprendre à les identifier et les déconstruire peut être une piste pour trouver l’épanouissement.

Le bonheur dépend des circonstances : Faux

Beaucoup d’entre nous ont été formatés avec l’idée que ce sont les circonstances extérieures qui créent le bonheur :

  • Quelqu’un qu’on aime et qui nous aime
  • Un travail épanouissant
  • Le succès matériel
  • Des vacances réussies
  • Nos enfants
  • Etc.

Ce ne sont pas ces « choses-là » qui créent le bonheur.

La seule influence qu’elles ont sur notre bonheur c’est que, dans certaines circonstances, elles rendent plus facile de trouver des pensées qui génèrent les émotions de plénitude, de satisfaction ou de joie – surtout lorsque l’on n’a pas encore l’habitude d’observer et de choisir ses pensées.

Comprendre qu’on a plus de pouvoir qu’on ne le pensait sur notre propre sentiment de bonheur est un premier pas.

Le bonheur est un état constant : Faux

On pense parfois que le bonheur devrait être « la norme ». Que l’on devrait être bien tout le temps.

On se pose la question : « Comment être heureux tous les jours ? »

La vérité est que ce n’est ni possible, ni même souhaitable.

D’abord, c’est le contraste qui rend la vie intéressante : il n’y a pas de joie sans tristesse. Si on était heureux de tout et tout le temps, on ne s’en apercevrait plus. Aucun relief !

De plus, veut-on vraiment se sentir heureux à la mort de quelqu’un de cher ?

Toutes les émotions font partie de la vie.

Il faut accepter de ressentir toutes ses émotions, y compris les émotions négatives.

On peut apprécier les nuances dans un cadre général : « Je suis globalement heureux même si, à certains moments, je suis triste / frustré / déçu / en colère, etc. »

Ça ne signifie pas directement qu’on est « tout le temps heureux », mais en même temps ça veut bien dire qu’on est « tout le temps heureux », car on accepte consciemment de ressentir toutes ses émotions.

Les critères du bonheur sont partagés par tous : Faux

En faisant de la place pour toutes ses émotions, on doit aussi cesser de se comparer aux autres.

Nous n’avons pas tous le même passé, les mêmes circonstances et la même résilience.

Nous n’avons pas tous les mêmes outils, nous n’en sommes pas tous au même stade de connaissance de nous-mêmes.

On peut se sentir malheureux plus longtemps pour la mort de son petit chat que notre collègue de bureau pour la mort de son père.

D’une part, nous ne sommes pas à l’intérieur de ce que vivent les autres ou comment ils le vivent : donc nous nous comparons à ce que nous pensons être leur expérience.

Et d’autre part : C’est OK d’être différent !

Il n’y a pas de norme, ni dans ce qui doit procurer du bonheur, ni dans ce qui doit procurer de la tristesse et en quelle quantité.

Le bonheur est un Graal à atteindre : Faux

On a souvent l’idée que le bonheur est quelque chose de grand, de parfait, de complet : comme un Graal à atteindre.

En réalité, le bonheur est construit d’une accumulation de milliers de petits instants de bonheur.

Ces micro-moments entretiennent un « niveau moyen de bonheur » qui permet d’être plus réceptif aux prochains micro-moments et de les rechercher. Ils donnent de la résilience pour faire face aux challenges que nous rencontrons tous dans la vie de temps à autre.

Comment faire quand on n’est pas heureux ? 4 pistes

Je vous propose maintenant 4 pistes pour surmonter le sentiment de ne pas être heureux quand on a tout pour l’être.

1. Identifier les situations sources de malheur

Nous l’avons évoqué plus haut, mais revenons-y quelques instants.

Il est important de bien identifier les situations et circonstances précises qui nous font ressentir le sentiment d’insatisfaction ou de tristesse.

À quels contextes faites-vous référence quand vous vous dites que vous n’êtes pas heureux ?

Quelles pensées exactes formulez-vous vis-à-vis de ces situations ?

Et ne pas oublier non plus de faire de même pour les situations où l’on ressent du bonheur !

2. Identifier sur quoi on peut agir

Deuxième étape : il s’agit maintenant de bien identifier ce qui est de votre ressort et ce qui ne l’est pas.

Nous avons parfois le pouvoir de changer nos circonstances (y compris pour la seule raison que ça nous fait du bien).

Par exemple, on peut s’éloigner temporairement ou non de gens qui se plaignent, qui aiment les ragots, qui sont négatifs. Ce sera alors plus facile pour nous de cultiver des pensées plus positives.

On peut aussi apprendre à poser des limites, à se respecter davantage et à dire non.

Tout ceci demande, j’en conviens, beaucoup de temps et de travail !

3. Se concentrer sur ce qui va bien

Une fois bien établies les situations qui nous apportent du positif et celles qui nous apportent du négatif, il s’agit d’équilibrer son dialogue intérieur et extérieur :

Donner autant (voire plus) de temps de parole à ce qui va bien et ce qui nous rend heureux.

Éviter de ruminer, de revenir sans cesse sur les désagréments de la vie. Apprendre à se tourner vers la recherche de solution.

4. Se sentir responsable de son bonheur

Finalement – et c’est peut-être la piste la plus importante : habituez-vous à l’idée que nous sommes responsables de notre bonheur, et ceci à chaque instant.

Le bonheur ne vient pas de l’extérieur, il est déjà accessible à chaque moment :

  • En s’entraînant aux micro-moments de bonheur.
  • En tenant un journal de gratitude ou de plaisirs quotidiens.
  • En visualisant et même en parlant de toutes les choses bien qu’on envisage de sa vie en se concentrant sur le côté positif. (À tort, on pense souvent qu’être négatif c’est être « réaliste ». Mais, comme on a le choix, autant choisir l’approche qui augmente notre capital bonheur à l’instant présent : c’est ça le vrai pragmatisme !)
  • En se faisant aider pour apprendre à gérer ses émotions et/ou faire des changements quand c’est nécessaire – notamment pour apprendre à remarquer les schémas répétitifs ou les injonctions qu’on a intégrées comme nôtres, alors qu’elles nous sont néfastes et sont souvent insidieuses.

Non, on n’a pas plus besoin de souffrir pour être belle que d’en baver pour réussir. On ne parvient pas au bonheur en se sacrifiant chaque jour pour les autres (pas même pour nos enfants). Se focaliser sur les difficultés est le meilleur moyen de ne pas être heureux en chemin.

Le bonheur n’est pas un sommet qu’on atteint. C’est un compagnon de route quotidien avec lequel on apprend à regarder autour de soi.

Modifier ses schémas de fonctionnement demande parfois du temps et un véritable travail : de nombreuses questions à se poser, de profondes analyses à mener, beaucoup de recul à prendre.

Vous guider dans cette voie est ma spécialité : n’hésitez pas à prendre contact avec moi pour que nous en parlions !

Catégories : Inspiration

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