Certains jours, je me réveille avec un poids à l’intérieur de moi.
Pas sur les épaules, mais vraiment DANS moi.
Une tension qui fatigue et me donne envie de rentrer dans une coquille.

Ce n’est pas l’anxiété matinale.
Celle-là, je l’ai domptée et elle ne me dérange plus que rarement. C’est un résultat qui me satisfait amplement.

L’anxiété existentielle

Ce poids est plutôt une anxiété existentielle. L’impression d’être « à côté » de ma vie.

(Cette émotion peut parfois être révélatrice d’une véritable et pleine crise existentielle.)

Ces jours ne sont pas fréquents, mais ils pourraient être dévastateurs si je n’avais pas appris que mes émotions ne reflètent pas l’état du monde extérieur ni de ma vie, mais l’état de mon monde mental, c’est à dire : ce à quoi je pense.

Ces jours-là, l’envie d’agir de manière radicale me tenaille.
La demi-mesure n’est pas de mise pour mon mental. Je veux TOUT quitter. TOUT recommencer. Ou alors RIEN.

Ne pas agir sur des émotions négatives


Bonne nouvelle numéro 1 : Ne pas agir sur des émotions négatives.

Car les résultats sont TOUJOURS négatifs à long terme, même si l’action immédiate peut soulager la tension momentanément.
Le mieux est d’utiliser l’énergie nécessaire à l’action pour accueillir l’émotion et la laisser passer. Sans réagir ni compenser.

Je me retrouve à 8 ans, en train de me rouler par terre parce qu’on m’interdit de faire quelque chose sans autre raison que « c’est comme ça » ou « c’est moi qui commande ».

Et en fait, c’est la pensée de fond aujourd’hui encore.

Trouver la pensée responsable et agir dessus


Bonne nouvelle numéro 2 : Trouver la pensée et la démonter.

Ce que cette émotion – très désagréable, mais utile – m’indique, c’est que je suis au cœur d’une boule de pensées qui prescrivent comment je devrais me comporter par rapport à des critères externes qui, par définition, ne sont pas miens.


Des pensées que j’ai créées moi-même en mode autopilote.

Des pensées que je ne suis pas obligée de croire.

Des pensées que je peux réaligner avec mes valeurs.

Et en fait, c’est moi qui commande mon mental.

Ça va déjà mieux.

Catégories : Réflexion

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