« Es-tu déjà là où tu voulais être ?

Ou déplaces-tu le curseur avant de franchir la ligne d’arrivée ?
Plus loin, plus loin, plus tard, plus, plus.. ?

Regarde ta vie.
Regarde ce que tu as déjà construit.

Regarde-toi.
Adulte.

Responsable. De toi.

Peut-être même responsable d’autres êtres humains.

Regarde l’endroit où tu habites.

Rêvé par toi.

Emménagé par toi.

Décoré par toi.

Regarde ton emploi, ta carrière, tes compétences, tes qualifications, tes responsabilités, tes succès.

Ça ne te semble pas incroyable que TOUT ÇA, il y a quelques années, ça n’existait pas.

C’était à l’état de rêve.

De projet peut-être. 

Tu pensais que tu ne t’en sortirais jamais avec un bébé et maintenant tu as 3 ados.

Tu te disais incapable de cuire des nouilles et maintenant tu cuisines pour 5 tous les jours.
Tu ne voulais pas prendre le métro seule et maintenant tu voyages en Asie.

Tu te disais désorganisée et maintenant ta boîte coulerait presque sans toi.

As-tu remarqué que sur plein de plans tu es déjà là où tu voulais être ? 

As-tu remarqué que tu as (peut-être) dépassé tes objectifs ?
Et pourtant, tu continues à te mener la vie dure, à te juger, à repousser la ligne d’arrivée sans lever les yeux du guidon ?

Si tu oublies de faire cette simple constatation, ce n’est pas grave. C’est HUMAIN. C’est sociétal. C’est comme ça qu’on a été formatées.

Et il n’y a rien de mal non plus à vouloir aller plus loin, plus haut etc… à partir du moment où tu le fais intentionnellement. Avec inspiration, curiosité, audace.

Mais si cette ligne d’arrivée toujours repoussée est une source de stress, d’angoisse, d’auto-jugement et de dévalorisation comme si ce que tu es DÉJÀ LÀ MAINTENANT n’était pas assez…

Alors il est temps de faire une pause.

De lister tout ce que tu voulais et que tu as déjà.

De lister tout ce que tu veux et te demander pourquoi. »


Hier, je petit-déjeunais de légumes frais locaux, sur la terrasse, face à la piscine, en prenant mon temps.

Au bout d’un moment, la pression monta en moi.
Mon cerveau m’envoyait des pensées : il faut que je FASSE quelque chose. Que je produise. Que je travaille. Que je gagne ma vie.
Pour qu’un jour je puisse petit-déjeuner de légumes frais locaux, sur la terrasse, face à la piscine, en prenant mon temps.

C’est ça le cerveau d’un humain.
Il vous dit des trucs aussi bêtes que ça.

Ne profitez pas du moment présent pour « essayer de garantir que plus tard vous pourrez faire ce que vous pouvez déjà faire maintenant. »


Et pour la plupart d’entre nous, dans les pays développés, ce n’est pas si impossible à organiser.

Si seulement vous y croyiez.

Parlons-en !

Catégories : InspirationTemps

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