Sois déçue de temps à autre !
C’est mon conseil 🙂
J’ai appris de mes déceptions, notamment comment elles sont toujours le versant possible (mais pas inéluctable) de mes rêves, comment elles ne sont ni une menace ni insurmontable, et comment les accueillir pour plus vite les dépasser.
L’été dernier, j’ai été TRÈS DÉÇUE par un truc, ça a été TRÈS inconfortable (genre l’impression de passer sous le train), mais j’ai -enfin- appris à gèrer comme une cheffe! Et je suis prête à ne pas avoir peur d’être déçue pour ne surtout pas limiter mes rêves.


La déception n’est pas une faille ni un défaut de fabrication. C’est une émotion.

La déception ne tue pas. Elle ne nous empêche pas de vivre.
Elle ne nous empêchera pas non plus d’espérer, d’essayer, d’entreprendre de nouveau.

SI (en capitales) nous comprenons bien que ce ne sont pas les évènements, les gens, ou même nous, qui sommes « décevants ».

C’est toujours une PENSÉE qui crée notre émotion.

La déception naît de la différence entre la réalité que nous observons et notre pensée d’anticipation non-réalisée :

J’espérais décrocher ce poste, mais ils ont choisi quelqu’un d’autre.

Je croyais que ce couple achèterait ma maison, mais ils ont dit non.

Je pensais avoir réussi mon examen, mais je l’ai loupé.

J’avais créé DANS MA TÊTE un scénario de la réalité que je voulais. Je m’étais projetée dans un futur imaginaire.
La vraie vie n’a pas suivi mon script.
=> Donc je suis déçue.
Parfois TRÈS DÉÇUE.

Et c’est OK.

C’est OK d’être déçue quand notre cerveau pense à la différence entre ce qu’il observe et ce que nous voulions.


C’est OK de se donner le temps de ressentir sa déception.

C’est OK de passer une soirée à être bienveillante avec soi-même et à accueillir sa tristesse.
Et le lendemain aussi, parfois.
Et les vagues de déception dans notre corps, chaque fois qu’on pense à la chose anticipée jamais concrétisée.

C’est OK de se laisser être déçue sans rajouter une couche de dévalorisation : « Tu n’aurais pas dû essayer, pour qui tu te prends, tu es nulle… ».

Il n’y a pas de mal à prendre le temps de rester avec sa déception.

Quand nous sommes attentives à notre corps et observons nos ressentis, sans les bloquer, nous apprenons à laisser passer l’émotion.
Quand elle passe, nous pouvons apprivoiser nos pensées.

Savoir accueillir nos –éventuelles- déceptions est la voie royale pour continuer à espérer, essayer et entreprendre.
… Et prendre le risque d’être satisfaite, de réussir, de dépasser nos limites et de créer la vie que nous voulons. 

Voilà comment j’ai géré ma dernière “bonne” déception l’été dernier :

L’été dernier, j’ai réalisé un rêve. Je me suis acheté une Mini décapotable. 2 jours après mon achat, j’ai entendu un bruit dans le moteur.
Pendant les 10 jours suivants, le véhicule a fait des aller-retour de chez moi à chez le garagiste.
Jusqu’à ce qu’il tombe en panne pour de vrai au bord de la route.
Il s’agissait d’une pièce importante => probablement encore 15 jours sans ma décapotable.

Je ne me suis pas démoralisée, car j’avais décidé à l’avance que cet achat serait « Fun & Easy » (mon mot d’intention de 2020) : aisé, agréable, amusant.

Cette intention m’a permis de gérer la situation sans drame interne et de rencontrer plein de gens super qui ont tout fait pour m’aider à trouver les solutions.

MAIS
L’été est court en Finlande.
Je me réjouissais de redécouvrir toutes les petites routes de ma région avec le toit ouvert.
J’attendais avec impatience de faire les folles avec mes deux filles (et les occasions de rassembler 3 adultes sont limitées !)

Une nuit, je me suis réveillée avec LA BARRE.

LA BARRE, chez moi, c’est la déception.
C’est comme cela que je peux décrire le ressenti physique de mon émotion.

C’est comme si j’avais une barre de chemin de fer posée sur le thorax. Un rail en acier, bien lourd. Qui me coupe plus qu’il m’étouffe.

Je connais cette émotion.
Je sais la reconnaître.
Je sais la laisser évoluer dans mon corps jusqu’à ce qu’elle se dissipe.
Je peux même lui –me- parler.


« C’est ok d’être déçue quand j’avais toutes ces envies qui sont tombées à l’eau. »
« C’est ok, et ce n’est pas dangereux. »
Accepter ma déception plutôt qu’y résister évite de me projeter dans d’autres émotions négatives : culpabilité, irritabilité, fermeture, impatience.

Avec l’esprit ouvert, je peux reprendre mon chemin sereinement.
La Mini a été réparée à merveille… Vous avez peut-être suivi mon Road Trip Finlande-Sicile, avec Pixie en copilote sur Insta ?
Si non… retrouvez-moi vite ici !

Et vous ? Vous empêchez-vous certaines choses ou certains rêves, par peur d’être déçue ?

Catégories : Réflexion

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